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France : Les Gilets jaunes devant la justice : déjà 3 000 condamnations, dont un tiers à de la prison ferme

Avec les nombreuses interpellations réalisées lors des manifestations des Gilets jaunes au cours de l’hiver et jusqu’au printemps, la justice a dû se prononcer sur des milliers de comparutions immédiates. En ont résulté 3 000 condamnations.

Selon les informations du site Bastamag !, pas moins de” 3 000 condamnations” ont été prononcées par la justice française en lien avec les opérations de maintien de l’ordre, dans le cadre de la crise sociale des” Gilets jaunes”

. Le site militant, marqué à gauche, précise qu’un tiers de ces condamnations ont été assorties de prison ferme pour les prévenus.

S’appuyant sur les informations du site “Streetpress” , Bastamag ajoute que 440 mandats de dépôts avaient également été prononcés au mois de juillet 2019, c’est-à-dire que, consécutivement à leurs comparutions (généralement immédiates), les prévenus partaient directement en détention, sans aménagement de peine.

A” Paris”, où ont eu lieu les manifestations les plus conséquentes en termes de participation, le parquet a engagé, selon les informations du journal Le Monde ,  au mois de juillet, des poursuites à l’encontre de 626 personnes après que 3 000 gardes à vue.

Le site Bastamag ! s’est livré à un véritable travail de fourmi et a recensé un échantillon de 300 condamnations à de la prison ferme ou en sursis. Parmi elles, les journalistes ont constaté une majorité de condamnations en lien avec des violences commises contre les forces de l’ordre et des dégradations. Le média en ligne cite une avocate au barreau de “Lille”, “Muriel Ruef”, qui défend de nombreux Gilets jaunes devant la justice. Elle décrit une manière de stratégie mise en place par le parquet : «Ce sont souvent des gens qui n’ont pas de casier. Les condamnations ne sont pas délirantes. Mais il y a une sorte de systématisation à partir de la seule parole de la police. Les condamnations ne sont pas sévères, ça ne pousse pas à faire appel.» Il convient également de préciser que, pour les peines de prison ferme sans mandat de dépôt, une grande partie des condamnés verront leurs peines aménagées sans aller derrière les barreaux. Le bracelet électronique étant préféré dans ces cas.

Une de ces audiences le 4 juin dernier au tribunal de grande instance de Paris, au cours de laquelle, le Gilet jaune interpellé avait tenté d’expliquer sa motivation à manifester pour la première fois le 1er décembre 2018 à Paris lorsqu’il a été interpellé et aurait résisté à cette interpellation. Un policier d’intervention avait alors été blessé au bras (tweet à dérouler ci-après).

Le prévenu avait notamment évoqué un plan social économique dans son entreprise. Il s’agissait d’un ouvrier venu du département de la Seine-Maritime et qui vit en concubinage, parent d’un enfant de trois ans, menacé par la perte d’emploi et avec un crédit bancaire à rembourser.

 

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